Nin’Arion 2013, 110 ans cette année !

Il y a 10 ans déjà, nous fêtions les 100 ans de la Nin’Arion ! A cette occasion, nous avions choisi de partager l’évènement avec d’anciens mariniers, en guise d’hommage à leur métier, pour les rencontrer et nous faire connaître d’eux, nous qui ne sommes que des mariniers du loisirs. Un grand moment de plaisir partagé ! Merci encore pour ce beau souvenir !

Depuis, 10 années passées à naviguer avec vous, à vous raconter les canaux, la batellerie…10 années de belles rencontres et de découvertes lorsque vous aussi nous racontez : votre père marinier, votre grand-père éclusier, vos souvenirs le long du Blavet, lorsqu’enfant vous y gardiez les vaches et que parfois les mariniers vous houspillaient à leur passage : vos bêtes empêchaient le cheval de passer ! Ou bien encore, vous vous rappelez bien, c’est là que vous avez appris à nager, juste à côté de l’écluse !…Et tant d’autres petits cadeaux de ce genre…

Il faut croire que l’histoire est belle puisque vous revenez, merci pour vos encouragements !

110 ans cette année ! Et oui, c’est en 1903 qu’elle a été construite, autrefois « Lorraine », puis « Léone » pour devenir « Nin’Arion ».

1903, 1er vol des frères Wright à quelques dizaines de mètres au dessus du sol en Caroline du Nord, 1er tour de France, 1ère liaison téléphonique entre Paris et Rome…C’est aussi cette année là que Monet peint les célèbres Nymphéas…

110 ans cette année, et si le beau cadeau d’anniversaire c’était de pouvoir enfin naviguer à la voile ? Magnifique spectacle, nous rêvons de pouvoir vous offrir l’occasion de le voir de vos yeux. Et oui, ça existe, on l’a essayé, manquent plus que les autorisations…Croisez des doigts !

Automne 2012, essais de navigation à la voile sur le Blavet

Pour en savoir plus sur l’histoire de la Nin’Arion :
« L’histoire de la Léone, ancienne péniche à voile » par Claude Rabet ancien marinier

Bienvenue à l’Osmonde !

Dernière nouvelle venue sur le Blavet à St Nicolas des Eaux, (Pluméliau) l’Osmonde…

Osmonde ? Vous connaissez ? Une magnifique fougère qui pousse au bord des rivières.

C’est aujourd’hui la devise, (le nom) d’une toue cabanée nouvellement mise à flot à St Nicolas des Eaux. Gite flottant construit par Orphile Enenisterie, il accueillera ses prochains passagers dès la prochaine saison.

OsmondeEn attendant que tout soit prêt pour vous accueillir, vous pouvez l’admirer au passage lors de votre prochaine promenade sur les rives du Blavet, dans le port de St Nicolas.

 

Pause fluviale…

Après une saison un peu compliquée, le « Lémurien » fait une pause…Compliqué en effet de naviguer pour certains bateaux, car si la Nin’Arion ne craint pas le passage dans les élodées, il n’en est pas de même pour les plus petites embarcations dont les hélices se trouvent encombrées et le système de refroidissement obstrué provocant des pannes moteur ! Comment faire alors quand on se trouve au milieu du canal sans pouvoir atteindre la berge ?….
Pause donc, interruption que nous souhaitons temporaire mais sans pouvoir aujourd’hui nous engager sur une date de reprise de la location de bateaux.

En attendant, nous vous accueillerons toujours avec le même plaisir à bord de la Nin’Arion pour de nouvelles promenades au fil du Blavet ! (Reprise mi-avril 2013)

A bientôt !

L’équipage de la Nin’Arion

Des plantes au fil du Blavet…

On a déjà parlé de l’élodée…(Egeria densa), qui décidément se plait bien chez nous ! D’autres plantes font leur apparition ou s’affirment un peu plus sur les rives du Blavet…
Le plus remarqué, tout mignon on dirait un petit nénuphar :
« la grenouillette », Hydrocharide grenouillette, (Hydrocharis morsus-ranae) semble apprécier nos eaux calmes ! Ce n’est d’ailleurs pas un  nénuphar mais une plante flottante

comme le montre  le dessin ci-dessous et effectivement, dès que le débit est un peu important, il se laisse entrainer au fil de l’eau s’il n’est pas retenu par d’autres plantes dans lesquelles il s’emmêle…

J’avais remarqué par ailleurs une fleur assez grande que je n’arrivais pas à identifier et dont j’ai fini par trouver le nom : impatiens glandulifera ou balsamine de l’Himalaya. Quel voyage avec un nom pareil ! Mais encore une jolie fleur qui a tendance à s’installer allègrement chez nous !

Combien de plantes ont ainsi colonisé nos rives, nos campagnes et combien de chez nous sont allées s’installer ailleurs, comme la salicaire par exemple qui a migré vers l’Amérique du Nord ?

Certes, ces déplacements existent depuis la nuit des temps, depuis que soufflent les vents, que les animaux et les hommes vont et viennent et que les eaux se promènent sur la terre, mais ces phénomènes s’intensifient et s’accélèrent par endroit et nous devons prendre garde de ne pas les amplifier encore par nos usages car les conséquences sont parfois très dommageables pour les espèces végétales et animales vivant déjà là…

L’élodée dense, plante invasive

Elodée…Joli nom pour cette plante aquatique ! Je me souviens pourtant qu’à notre arrivée sur le Blavet, (vingt ans plus tôt!), elle nous était tout à fait inconnue! Elle s’est d’abord fait remarquer sur la section artificielle, au dessus de Pontivy, occupant de plus en plus de place, jusqu’à recouvrir la surface de la voie d’eau et la voilà qui s’installe sur le Blavet…

Après quelques recherches, voici ce qu’on apprend à son sujet :

Depuis déjà plusieurs années, elle apparait sur les plans d’eau et voies navigables en Bretagne mais aussi dans d’autres régions de France. Plante aquatique bien connue des aquariophiles, c’est l’élodée dense, « egeria densa ». Si elle agrémente de belle façon l’intérieur des aquariums, son développement en milieu naturel et sur les canaux est très inquiétant. Elle représente par ailleurs une gêne importante pour les usages, (activités de loisirs, pêche et navigation….)

« …On considère comme invasives les plantes exotiques introduites volontairement ou non, qui, par leur prolifération, produisent des changements significatifs au niveau des écosystèmes. L’introduction des espèces exotiques est un phénomène qui existe depuis de nombreux siècles. Toutefois, le rythme actuel et l’intensité de leur propagation sont tellement importants, qu’on observe aujourd’hui une modification complète de certains écosystèmes avec un remplacement des espèces indigènes par des espèces exotiques envahissantes… » (agence de l’eau Rhin-Meuse)

Pour permettre le passage des bateaux, le faucardage, (coupe de la plante), est la solution d’urgence mais chaque petit bout resté dans l’eau devient une nouvelle bouture! Cela fait maintenant cinq ans que nous assistons à sa progression et à l’impossibilité de s’en débarrasser…

L’élodée n’est pas la seule espèce invasive de nos régions, d’autres plantes, d’autres espèces animales se développent ainsi créant de gros déséquilibres et causes d’appauvrissement de la biodiversité…

Ce qu’il faut absolument éviter de faire :
• introduire des espèces invasives dans les milieux (particuliers, paysagistes, apiculteurs, collectivités territoriales…).
• acheter dans des jardineries des plantes exotiques sans informations préalables.
• propager ces espèces (embarcations, vidanges d’aquariums, rejets en milieu naturel).
• dégrader les milieux (remblais, drainage, destruction de ripisylve, etc.) car cela favorise la colonisation de ces espèces.
• utiliser des herbicides : ces produits contaminent l’eau et les nappes souterraines et provoquent l’effet inverse de celui recherché en favorisant les espèces invasives souvent plus résistantes que les espèces indigènes.

Vidéo faucardage de l’élodée

Ce qui est conseillé :
• Jeter à la poubelle les plantes d’aquarium dont vous souhaitez vous débarrasser et rejeter l’eau dans l’évier sans fragment de plantes.
• Prévenir vos collectivités locales et/ou une association de protection de l’environnement si vous découvrez ces espèces près de chez vous.

Pour en savoir plus :

  • Les plantes invasives en France.
  • État des connaissances et propositions d’action. S. Muller – 2004 Collection patrimoine naturel. Edition du Museum National d’Histoire Naturelle
  • L’élodée dense par l’Observatoire de la biodiversité et du patrimoine naturel en Bretagne

Réussir sa croisière fluviale

C’est décidé ! Vos prochaines vacances se feront au fil du Blavet, à bord du Lémurien que vous avez croisé lorsque vous étiez en balade sur le halage…

C’est la 1ère fois que vous tentez l’aventure ? Notre page à savoir vous apporte quelques précision et voici un échantillonnage des questions les plus fréquemment posées :

Je n’ai pas de permis fluvial
Une initiation à la navigation est prévue avant de vous laisser « seul maître à bord ». Pendant ce temps, vous êtes aux commandes du bateau, nous sommes à vos côtés jusqu’au passage de la 1ère écluse pour vous guider et vous donner les recommandations utiles. Vous avez donc le temps de vous familiariser avec les règles de navigation à la suite de quoi nous vous remettons le permis provisoire de navigation, (document à conserver tout au long de votre séjour).
Le fonctionnement du bateau, la sécurité et les particularités du Blavet vous sont rappelés dans le carnet de bord. En Bretagne, le passage des écluses est gratuit, vous devrez cependant suivre les instructions de l’éclusier et respecter les horaires d’ouverture et fermeture des écluses qui vous seront précisées dès la 1ère écluse suivant la période à laquelle vous viendrez sur le Blavet.

Où sera mon Véhicule pendant mon séjour?
Dès votre arrivée sur notre base de location, vous vous installez à bord, votre véhicule restera stationné sur notre parking privé le temps de votre séjour. Petite visite du bateau, nous vous en expliquons le fonctionnement, (installations diverses, eau, gaz, réfrigérateur, toilettes…) et vous informons des grandes lignes de votre séjour.

Comment organiser notre circuit ?
Pas de précipitation, prenez votre temps ! La lenteur est ce qui rend ce mode de déplacement si reposant ! Nous vous conseillons de ne pas naviguer plus de 4h00 par jour, en fractionnant votre évolution sur l’eau , (2h00 en matinée, 2h00 après midi) de manière à pouvoir l’apprécier totalement et profiter des promenades possibles autour de l’eau…

Quelles activités sont possibles en dehors de la navigation ?
Suivant vos centres d’intérêt !…Lecture, pêche, farniente sur le pont, baignade, (en dehors du chenal), randonnée à pied ou en vélo, (que nous vous conseillons d’avoir à bord pour vous balader mais aussi éventuellement faire vos courses, aller prévenir un éclusier de votre venue etc…

Est-ce adapté pour des enfants ?
Quel que soit l’endroit où vous irez en vacances, vous pourrez vous poser cette question. L’espace particulier du bateau implique évidemment une attention en conséquence notamment lors du passage de l’écluse. Le port du gilet est recommandé, il ne remplace pas la surveillance nécessaire comme autour de tous les plans d’eau.

Pouvons nous emmener notre animal, (chien,chat)?
Aucun problème dans la mesure où vous prévoyez ce qui lui est nécessaire et n’oubliez pas que sa sécurité dépend de votre attention à son égard

Que faire en cas de problème ?
Nous sommes à votre disposition tout le temps de votre séjour. Quel que soit le problème rencontré, vous pouvez donc nous contacter au n° communiqué dans le livre de bord du Lémurien.

Devons-nous  prendre une assurance spéciale ?
Le lémurien a sa propre assurance. Vous êtes responsables des dommages éventuels à hauteur de  la caution que vous avez déposée.

Des frais en plus de la location?
Seul s’ajoute au prix de la location le coût du carburant que vous aurez consommé pendant votre séjour : le plein est fait à votre départ et la consommation calculée à votre retour.

D’autres questions ?
N’hésitez pas à nous contacter, nous sommes là pour vous répondre !

Bibliographie batellerie

Des ouvrages pour continuer le voyage dans l’univers des canaux…

  • La batellerie Bretonne”,
    J. Guillet, J. P. Cébron, E. Guyomard, (ed. De l’Estran).
  • Le canal de Nantes à Brest”,
    Loïc Abed (Patrimoine Bretagne, Ed CMD)
  • Le canal de Nantes à Brest, 360 km”,
    guide du randonneur de J.Clouteau, (ed du Vieux Crayon).
  • Le canal de Nantes à Brest”,
    Kader Benferhat, (Les icono-guides, ed Ouest-France).
  • Le canal de Nantes à Brest”,
    Kader Benferhat, (Itinéraires de découvertes, ed Ouest-France).
  • « La Bretagne des canaux »
    Kader Benferhat, (Itinéraires de découvertes, ed Ouest-France).
  • La France au fil de l’eau”,
    (Guides Gallimard).
  • La France par les fleuves et canaux”,
    (Guides Arthaud).
  • Voyage en péniche et dans le monde des mariniers”,
    (Ed. Du chat Perché, Flammarion).
  • Entre Isle et Rance, un canal…des hommes…des femmes…”,
    Marcel Donnet, (ed.Danclau).
  • Batelleries et bateliers de France”,
    Bernard Le Sueur, (ed. Horvath).
  • La Fluviale”,
    Jean Pierre Chabrol, (ed. Denoël).
  • Canaux de France”,
    Michel-Paul Simon, (ed. Du chêne).
  • Le canal de Nantes à Brest en Centre Finistère”,
    Michel Penven, (Association Sur les traces de François Joncour).
  • « Mon grand-père était éclusier »
    Marie-Françoise Guégan, (Editions Keltia Grafic)
  • Voyageurs aux longs jours”,
    Marianne et Bernard Henry, (Ed. Arthaud).
  • Carte-guide de navigation fluviale”,
    (Navicarte, ed. Cartographiques maritimes).
  • Code Vagnon Fluvial”,
    (ed. Du plaisancier).

Les mardis du Blavet saison 2

Particulièrement appréciés lors de la 1ère édition, les « Mardis du Blavet » mis en place par le Syndicat de la Vallée du Blavet font une pause après une Saison 2 riche de rencontres et d’enseignements…
Au programme, et suivant la demande des professionnels du tourisme, des sujet variés, en salle ou sur le terrain :

  • Faune, flore
    Les petites bêtes de la rivière, indicateurs de qualité de l’eau
    Les chauve-souris, demoiselles de la nuit
    Les oiseaux et leurs mélodies
    Les amphibiens et les reptiles
    Les invertébrés, insectes et minuscules bêtes
  • Le conte
    L’oralité en général
    Le conte en Bretagne
    Les contes liés à l’eau…
  • E-tourisme
  • Musique et danses traditionnelles de Bretagne
  • Le paysage
    Orientation en forêt de Trémelin
    Sylviculture
    Comprendre le bâti ancien
    Analyse du site de Castennec
    Toponymie
    Randonnée en Vallée du Blavet

Merci au Syndicat de la Vallée du Blavet, à tous les intervenants de cette nouvelle édition ainsi qu’aux professionnels que nous avons  rencontrés à cette occasion!

Reste encore à venir, le 25 septembre prochain à bord de la Nin’Arion

  • Le patrimoine fluvial du Blavet

 

Hirondelles et martinets à Pont-Augan

Symboles du renouveau, de l’espoir et de l’arrivée du printemps, elles sont arrivées depuis un petit moment déjà et ce… Malgré un printemps tristounet !

A Pont-Augan, on les voit faire leurs pirouettes acrobatiques et on entend leurs gazouillis ! Savez-vous que 3 espèces d’hirondelles sont présentes ?

L’hirondelle rustique, (hirondelle de cheminée) reconnaissable par la finesse de sa queue fourchue et sa gorge rouge, celle qui a servi de modèle pour de nombreux logos… Elle fait ses nids…dans les cheminées mais aussi les étables, écuries, granges, pourvu qu’il y ait une ouverture ! Faite de boue, de brins d’herbe, crins d’animaux ou plumes, la construction ressemble à une sorte de torchis qui pourra résister plusieurs saison si la main de l’homme ne vient pas s’en occuper !

L’hirondelle de fenêtre, avec son petit croupion blanc, on la repère rapidement ! Même type d’habitat que la précédente, souvent sous les toits, et malheureusement souvent détruits « à cause des saletés ! », (voir la règlementation protection des hirondelles un peu plus bas…)

L’hirondelle de rivage, qui se distingue de l’hirondelle de fenêtre par l’absence de croupion blanc et par la couleur brun clair de son plumage. Par ailleurs, elle creuse son nid dans la partie abrupte d’une falaise, d’une gravière, sablière ou dans la rive d’un cours d’eau, (si vous connaissez Pont Augan, vous avez peut être déjà longé les anciennes sablières…) Certaines, plus audacieuses, ont occupé un temps la Nin’Arion, ou plus exactement un trou d’évacuation d’eau de pluie et ce, plusieurs années de suite !…

Un  voltigeur d’une autre famille nous éblouit de ses prouesses dans le ciel : le martinet noir, plus grand que ses voisines, il ressemble à une faucille ou un croissant noir, la plupart du temps en bande, ses cris sont également très reconnaissables. Il choisit des endroits élevés, (bâtiments, clochers, pour y faire son nid) et si vous en voyez un à terre, aidez-le à redécoller car il n’y arrivera pas seul, c’est d’ailleurs pour cela qu’il passe la  plupart de son temps en vol, parfois jusqu’à 1000 m d’altitude ! Que ce soit pour se nourrir, se reproduire et même dormir !…

Règlementation protection des hirondelles :
Sachez que la destruction des nids est interdite en France, les hirondelles bénéficient d’un statut juridique qui fait d’elles « des oiseaux intégralement protégés » (loi du 10 juillet 1976 sur la protection de la nature). Pour ces oiseaux, la  destruction, la mutilation, la capture ou l’enlèvement, la perturbation  intentionnelle et la naturalisation sont interdits. De plus, l’enlèvement ou la destruction, l’altération ou la dégradation du milieu sont interdits pour les oeufs et les nids. Enfin, la loi condamne le transport, le colportage, la détention, la mise en vente des hirondelles, qu’elles soient vivantes ou mortes. Ainsi, il est interdit de porter atteinte aux hirondelles, à leurs nids ou à leurs couvées ! L’infraction à cette réglementation est passible de  poursuites judiciaires.

Et puis, pour protéger les abords de votre maison, une petite planche de bois sous le nid suffit à retenir les fameuses saletés !

(illustrations de Nicolas Petitjean, Julien Soufflot, Sylvie Dewasmes site LPO)

Pour en savoir plus, www.oiseaux.net
Envolez-vous au pays des oiseaux